Les tentes sont dressées
La voiture bleue est garée à côté de la tente, montée au milieu d'autres emplacements. Une Renault immatriculée en Côte-d'Or avec des options un peu particulières : aileron à l'arrière comme une voiture de rallye et sur l'aile, la mention « Je suis célibataire », suivie d'un numéro de portable. Pas de doute, Patrick Chirac, le dragueur invétéré joué par Franck Dubosc est bien arrivé au camping des Flots bleus.
L'équipe de tournage de « Camping 2 » s'est en effet installée cette semaine au-dessus du parking de la plage du Petit-Nice. Le plateau offre une vue imprenable sur le banc d'Arguin. L'accès est interdit au public. Après les camions et les loges, un camping a été recréé de toutes pièces, avec tentes et bungalows occupés par des figurants. La magie du cinéma ne tolère aucune approximation. Seuls les sanitaires sont faux, avec juste une façade en bois.
Après la ferveur populaire de Biscarrosse, les acteurs et les techniciens ont élu domicile à un endroit plus calme. Et le calme, c'est justement ce que cherche Jean-Pierre, le nouveau personnage de « Camping 2 », joué par Richard Anconina, à la place de Gérard Lanvin.
Anconina, fan du bungalow
Cet agent d'assurance clermontois, à la vie un peu monotone, espérait goûter des vacances paisibles avec ses enfants dans un bungalow, un mode d'hébergement qu'il affectionne particulièrement. Pas de chance, il va croiser la route de Franck Dubosc et de ses compères. Jeudi, seuls les deux acteurs étaient devant les caméras. Toute l'équipe semble détendue. « On n'est pas les plus malheureux du monde ici », glisse un des membres. En marcel rose et maillot de bain moulant, Franck Dubosc sort une blague de temps à autre. « C'est décidé, je ne tourne plus qu'avec la deuxième équipe, il n'y a que des filles », lance-t-il. Mais le comique reprend vite son sérieux quand c'est nécessaire.
Dans le bungalow « Picardie », Anconina, concentré, répète avec deux jeunes acteurs, qui interprètent les enfants de Jean-Pierre. Fabien Onteniente, le réalisateur, demande « un peu plus de rythme » pour le plan. Jean-Pierre fait un puzzle et demande à sa fille de finir son cahier de vacances, puis s'enferme dans son bungalow en voyant Patrick Chirac arriver. Une scène qui résume le personnage.
Quatre ans après
À quelques mètres de là, Hubert et Jacques, deux figurants, patientent, la canne à pêche à côté d'eux. Pas vraiment un rôle de composition : ils tâtent souvent le poisson sur la plage, en contrebas. « On est censé travailler de 8 heures à 19 heures, mais hier, on a fini à 20 h 45 », explique Hubert, ravi de retrouver les caméras et les micros après le tournage de « Camping », il y a quatre ans. « C'était très sympa », se souvient-il. Il a même a été le président d'une association qui regroupe les figurants du premier épisode.
« J'ai attendu 70 ans pour faire et du camping, et du cinéma », s'enthousiasme « Mamy bigoudi », la dame qu'interpelle Claude Brasseur à son arrivée aux Flots bleus, dans le premier volet. Avec son mari et une amie, elle retente l'aventure. « C'est le début des vacances pour nous », plaisante le mari. « C'est quand même bien les congés payés à la retraite. »
Auteur : Marc Chazal
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